J'écris ce billet concernant le projet de loi relatif à la modernisation de la diffusion audiovisuelle et à la télévision du futur, en particulier l'extinction de l'analogique en faveur du numérique, ce basculement devant se réaliser progressivement à partir du 31 mars 2008 et s'achever le 31 novembre 2011.

Je précise que je n'ai aucune compétence dans le domaine des ondes électromagnétiques. Tout ce que j'écris ici est tiré de mon expérience en tant que téléspectateur.

L'un des inconvénients du numérique par rapport à l'analogique est que la puissance minimale du signal reçu par l'antenne râteau pour que le téléspectateur puisse regarder correctement ses émissions est inférieure à la puissance minimale du signal nécessaire en analogique. Si ce seuil n'est pas atteint en numérique, la restitution du son et de l'image n'est pas au rendez-vous : images figées ou saccadées, son inexistant ou par intermittence ; alors que dans le cas de l'analogique, si le seuil du signal reçu est inférieur au seuil minimal (évidemment dans une certaine limite), il est toujours possible de suivre un programme même si un peu de neige intervient sur l'écran. De plus, si l'on se trouve dans une zone où la puissance du signal capté est comprise entre le seuil minimal de l'analogique et celui du numérique, on se retrouve alors avec une zone dans laquelle on capte les chaînes en analogique et difficilement en numérique.

Si j'évoque ce problème, c'est que je suis dans le cas. Alors que je reçois parfaitement TF1, F2, F3, CANAL+, F5/ARTE et M6 en analogique avec mon antenne râteau, je capte difficilement ces chaînes en numérique selon la météo, surtout en été lorsque la chaleur se fait sentir. Bien évidemment, ce problème se généralise aux 11 autres chaines de la TNT.

Généraliser le numérique à l'ensemble du territoire français est un point positif compte tenu de tous les avantages qu'il apporte, mais avant de le faire, il faudrait aussi garantir que la qualité obtenue ne soit pas inférieure à celle qui précède : autrement dit, la diffusion de la TNT doit au minimum couvrir le territoire français (sous-entendu avec une réception au moins équivalente en numérique) autant que le fait l'analogique. Je suis contre une nouvelle technologie qui rendrait des résultats inférieurs à celle qui précède. Ce ne serait dans ce cas plus un progrès. Aussi, je suggère, qu'avant la suppression de l'analogique, la puissance des émetteurs soit augmentée afin d'obtenir pour tous la qualité promise par la TNT.